Une nouvelle donne pour les professionnels du développement organisationnel
Le développement organisationnel (DO) n’a pas toujours été vu comme une fonction essentielle dans l’organisation. La formation et le développement occupaient souvent une place plus en vue, en partie parce que le changement organisationnel se faisait autrefois beaucoup plus lentement. Le besoin n’était tout simplement pas aussi pressant, ni aussi immédiat.
Aujourd’hui, avec la technologie et l’IA qui accélèrent tout, les organisations réagissent en cherchant à renforcer leur capacité en DO. C’est surtout une intuition, tirée de ce que j’observe sur le terrain, mais une chose est claire : les professionnels du DO vont devoir amener les gens à se parler.
Pourquoi les petits groupes sont le moteur du changement
Comment fait-on, concrètement, pour que le changement se produise dans une organisation?
Le changement ne se produit jamais uniquement à l’échelle individuelle. Ce sont toujours de petits groupes de personnes qui sont les mieux placés pour créer un vrai changement dans les organisations – de nombreux petits groupes qui travaillent ensemble pour :
- Changer leur façon de voir les choses
- Comprendre les nouveaux défis et y réagir
- Adapter les méthodes de travail, les processus et les interactions entre les services
- Élaborer des stratégies concrètes et régler les choses ensemble
La plupart des changements qui comptent vraiment viennent de petits groupes de personnes qui s’assoient ensemble pour trouver des solutions.
La place de CoachingOurselves
C’est là qu’interviennent l’apprentissage et le coaching en groupes de pairs. CoachingOurselves se situe exactement au croisement de la réflexion individuelle – le développement humain, l’actualisation de soi, les habiletés et les compétences – et du changement organisationnel collectif.
En petit groupe, les gens ne font pas qu’absorber des faits et des chiffres. Ils se parlent, forment des idées communes et en ressortent avec de nouvelles réflexions. Grâce à ce processus collectif, ils deviennent les agents de changement de l’organisation – non pas comme des individus isolés, mais ensemble, comme un groupe soudé.
À mesure que l’IA transforme nos façons de travailler, le besoin d’un dialogue réflexif et structuré n’a jamais été aussi grand. En misant sur de petits groupes de pairs, les responsables de la formation et du DO peuvent favoriser le développement humain et mener un changement organisationnel réel et durable.
Construire le « communityship » va au-delà des pratiques de gestion traditionnelles. Il s’agit de créer des opportunités pour les individus de se connecter de manière significative, de partager des expériences et de travailler en collaboration vers un objectif commun. Les organisations peuvent raviver un sentiment d’unité et de responsabilité partagée, conduisant à des cultures plus fortes et à des performances améliorées.
L’approche CoachingOurselves est simple mais transformatrice. Conçus comme des modules d’apprentissage courts, ces guides abordent des sujets tels que la responsabilisation, la gestion des conflits et l’établissement de la confiance. Les groupes d’apprentissage par les pairs utilisent ces supports comme base pour des conversations réflexives, se plongeant dans des défis réels et explorant des solutions en collaboration. La beauté de cette approche réside dans sa capacité à briser les silos, en réunissant des employés de divers rôles, équipes et zones géographiques.
Les organisations qui ont adopté ce modèle signalent des résultats remarquables : une communication améliorée, une collaboration interfonctionnelle et un plus grand sentiment d’appartenance chez les employés. Les meilleures pratiques et les idées innovantes se propagent de manière organique, créant un effet d’entraînement de changement positif.




Certaines définitions de la réflexion et de la pratique réflexive ont été élaborées en lien étroit avec les pratiques pédagogiques, particulièrement en ce qui a trait à l’apprentissage par l’expérience et à l’apprentissage par l’action, deux traditions exerçant une forte influence dans le cadre de l’enseignement et du perfectionnement de la gestion. Dans le langage courant, du moins en français, on utilise fréquemment le concept de réflexion, mais dans différents contextes. Un politicien dont les chefs de parti sont revenus sur leurs promesses de maintenir peu élevés les frais de scolarité suggère à ses collègues de se « livrer à une réflexion » sur cet événement; ses propos suggèrent notamment qu’ils devraient songer à ne pas appuyer le vote à la Chambre des communes. Une utilisation différente est faite de cette notion lorsqu’une œuvre musicale est décrite comme étant « réfléchie » ou lorsque quelqu’un dit avoir besoin d’un « temps de réflexion ». Ici, il s’agit d’un acte méditatif, calme et pensif. Dans cet article, je résumerai tout d’abord certaines des idées qui ont influencé la théorie et la pratique de la réflexion dans le contexte de l’apprentissage par l’action, et je décrirai ensuite une avancée plus récente en ce qui a trait à la réflexion « critique » et à son rôle dans l’apprentissage par l’action en particulier.






En 2003, Henry a publié son livre Des managers, des vrais! Pas des MBA (Managers not MBAs) dans lequel il décrit une approche novatrice de l’éducation à la gestion. Approche qu’il avait utilisé dans son programme vedette International Masters Degree for Practicing Managers (IMPM).




C’est avec grand plaisir que nous avons inauguré CoachingOurselves Brésil, le 17 mars dernier, avec notre nouveau partenaire 
Le 17 mars, Henry s’est joint à nous lors de l’inauguration officielle de CoachingOurselves au Brésil. Il a expliqué comment CoachingOurselves est né d’une compréhension approfondie de la nature du travail de gestion, qui a favorisé sa nouvelle approche de l’éducation de gestion.